La Suisse ferme provisoirement son ambassade à Téhéran
La Suisse a annoncé, ce mercredi, la fermeture temporaire de son ambassade à Téhéran en raison de la guerre au Moyen-Orient, mais a déclaré qu'elle maintiendrait une "ligne ouverte" de communication entre les Etats-Unis et l'Iran.
Le ministère des Affaires étrangères "a décidé de fermer temporairement l'ambassade suisse à Téhéran", mais "dans le cadre de ses bons offices, la Suisse continuera à maintenir une ligne de communication ouverte entre les Etats-Unis et l'Iran, en consultation avec les deux pays", a-t-il précisé dans son communiqué.
Depuis des décennies, la Suisse joue un rôle clé dans le maintien des contacts diplomatiques minimum entre l'Iran et les Etats-Unis.
L'ambassadeur Olivier Bangerter et les cinq autres membres du personnel suisse ont quitté l'Iran par voie terrestre mercredi et retourneront à Téhéran dès que la situation le permettra.
"La Suisse restera disponible pour assurer la communication que les parties jugeront utile", souligne le ministère dans le communiqué. "Le mandat de puissance protectrice, en vertu duquel la Suisse représente les intérêts américains en Iran, peut être exercé indépendamment de la situation géographique".
Réputée pour sa neutralité, la Suisse représente les intérêts américains en Iran depuis que Washington a rompu ses relations avec Téhéran à la suite de la crise des otages de 1980, un an après la révolution iranienne.
En tant que puissance protectrice, la Suisse permet depuis des décennies aux deux pays en conflit de maintenir entre eux un minimum de relations diplomatiques et consulaires.
L'ambassade suisse à Téhéran s'occupe de toutes les affaires consulaires entre les Etats-Unis et l'Iran, y compris les demandes de passeport, les changements d'état civil et la protection consulaire des citoyens américains en Iran.
En vertu du mandat de puissance protectrice, "la Suisse peut soit proposer d'agir en tant qu'intermédiaire de sa propre initiative, soit remplir cette fonction à la demande des parties concernées, à condition que toutes les parties impliquées soient d'accord", indique le ministère des Affaires étrangères sur son site internet.
(AFP)